Retrouver ma lumière intérieure
- Natacha Dekoninck
- 18 nov. 2025
- 3 min de lecture
D’habitude, je réserve mes confidences à mes abonnés. Mais aujourd’hui, je ressens le besoin de te confier ce que je traverse, ici.
Hier, j’ai eu rendez-vous avec celui qui devait valider – ou non – mon congé longue maladie, et tous les symptômes ressentis ces derniers mois où j’allais en classe ont ressurgi : nausées, sensations d’étouffer, étourdissements et le cœur au bord des yeux. Une angoisse chevillée au corps m'a envahie – sans carton d’invitation : « Et s’il me renvoyait en classe ? »
Je suis rentrée chez moi, les batteries dans le rouge, mais le corps et le cœur plus légers (CLM validé).

Ce matin, je me suis levée le corps courbaturé, comme si j’étais passée sous un rouleau compresseur, mais le soleil brillait. Dehors, la nature était saupoudrée de paillettes de givre ; alors je suis sortie et j’ai laissé la magie opérer. J’ai recontacté Victor, mon compagnon de voyage, celui qui fait naître mes doutes (je l’avais rencontré ici : souvenir ). Et j’ai compris…
En posant mes émotions sur mon carnet, de retour de ma balade, j’ai compris que je m’étais trompée de chemin, grâce à un lapsus des plus révélateurs. Il y a deux ans, en écrivant à Victor, je lui promettais de m’autoriser à briller. Ce matin, j’ai écrit que je m’autorisais à vibrer…
Mais bien sûr : elle était là, mon évidence. Je ne suis pas ici pour briller, mais pour VIBRER. Vibrer de joie, de vie, de lumière, de liberté, d’émotions, de beauté, de mots. Vibrer en harmonie avec celle que je suis.
Mais qui suis-je, me diras-tu…
Aujourd’hui, je peux te répondre, le cœur vibrant d’amour pour moi et des étoiles plein les yeux.

Je suis celle qui gare sa voiture au petit matin pour regarder – et capturer d’une photo – la brume qui court sur un lac ensoleillé.
Je suis celle qui capture les paillettes de givre déposées sur la nature endormie.
Je suis celle qui ouvre ses bras en grand, les yeux fermés, face au soleil, pour qu’il imprègne sa lumière et sa chaleur au creux de son corps.
Je suis celle qui sourit naïvement devant la beauté que lui offre la nature : la mouette immaculée qui décolle dans la lumière éblouissante du soleil matinal, le héron qui pose pour moi. Celui qui m’appelle alors que je m’éloigne, puis regagne la rive opposée du lac, comme pour me remercier de lui avoir accordé de l’importance.
Je suis celle qui remercie cette nature, dans un murmure, pour ce qu’elle m’offre à chaque balade.
Je suis cette femme de cinquante ans qui pose un regard sur ce qui l’entoure avec l’éblouissement d’un enfant de quatre ans – et qui s’en félicite enfin.
Regarder le monde avec l’intensité de l’enfance est le plus beau cadeau de ma sensibilité.

Celle qui me permet de réaliser aujourd’hui que ce regard, cette différence avec le commun de certains mortels, est le plus merveilleux don que la vie m’ait offert.
Si, durant des années, je l’ai enfoui sous des abysses d’incompréhension et de ressentiments, le claquemurant au plus profond de mon être pour étouffer ma différence, aujourd’hui j’ai compris que mon regard sur le monde, au-delà de déposer des étoiles dans mon cœur – et parfois sur mes cils – est celui qui me permet de coucher les mots qui allument des étoiles dans tes yeux et font vibrer ton cœur, comme le mien.
Aujourd’hui, je remercie la vie pour ce regard qui me permet de détenir une palette d’émotions pour colorer ta vie.

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