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Semaine 2 du challenge Kobo writing life

  • Photo du rédacteur: Natacha Dekoninck
    Natacha Dekoninck
  • 15 nov. 2025
  • 4 min de lecture


Cette semaine, j’ai poursuivi l’aventure d’écrire chaque matin, avec un mot imposé et une contrainte. Quel plaisir de voir fuser les mots si facilement.

J’ai passé une merveilleuse semaine en compagnie de Rose, son frère et Alan.

Je te laisse en leur compagnie.


Très belle lecture !



🖋 Kobo Writing Life – Jour 8 : rétif. Votre texte est le dernier paragraphe d’une longue saga.


Assis sur mon banc, face à la mer, je me souviens. Je me souviens des jours heureux, mais aussi de ceux qui ont bouleversé mon cœur.

Je me souviens comme il a tangué quand j’ai découvert les chemins escarpés que nos aïeuls ont empruntés. Rétif, je ne voulais accepter que les épreuves qu’ils avaient rencontrées aient pu ricocher sur ma vie, sur la tienne comme sur celle de nos enfants.

Maintenant que tu n’es plus, j’ai décidé d’arrêter de remuer les branches de nos racines. Et je te laisse reposer en paix.

Rose, ma petite sœur, à jamais.

 

🖋 Kobo Writing Life – Jour 9 : goupiller. Manier une ironie mordante.


— Mais bien sûr, Rose ! Alors, c’est comme ça que tu me vois !

Je me levai soudainement du fauteuil, manquant de renverser le sapin scintillant. La regarder poser sur moi ses yeux pleins de reproches m’exaspérait. Comment pouvait-elle penser ça de moi ?

— Alan, viens t’asseoir. Ne fais pas l’enfant…

À ces mots, je lui coupai la parole.

— C’en est trop ! Tu goupilles toujours les événements pour que je passe pour le benêt !

J’attrapai mon chapeau et mon par-dessus et m’élançai vers la porte d’entrée.

— Ne pars pas comme ça ! Que vais-je dire à mère ? Nous allons passer à table !

— Que le dindon était écœuré d’avance de la farce, qu’il n’a plus de place pour les bûches — glacées ou pâtissières — que tu places sur son chemin. Je vous souhaite un merveilleux Noël.

Et je claquai la porte derrière moi, bien content de ma répartie, cette fois.

 

🖋 Kobo Writing Life – Jour 10 : voile. Votre personnage a les pieds dans l’eau.


Rose, quand tu as mis les voiles, je me suis retrouvé noyé dans les limbes de mon désespoir. Mon corps entier prenait l’eau. Mon chagrin s’apaisait face à l’océan.

L’été qui a suivi ton décès, j’ai déambulé, les pieds dans l’eau, attendant que les vagues lèchent mes mollets et emportent avec elles ce qui restait de ma peine.

Certains soirs, j’espérais qu’elles m’emportent tout entier. Bercé par leurs mouvements, je t’aurais rejoint, dans le silence de ma nuit.

  

🖋 Kobo Writing Life – Jour 11 : escalier. Ajouter le mot pioche !

 

Tu n’es qu’une tête de pioche ma pauvre, Rose ! Franchement, tu t’attendais à quoi ? Pensais-tu vraiment que ce bellâtre ne te faisait pas miroiter monts et merveilles ? En parlant de merveilles, à aucun moment tu n’as imaginé que son empressement s’apparentait au lièvre blanc et que tu allais devoir dévaler les marches des escaliers de ton cœur jusqu’à ce qu’il rapetisse.

Rappelle-toi, Rose, tu n’es pas la reine de cœur, et tu as bien failli perdre la tête.

 

🖋 Kobo Writing Life – Jour 12 : abyssal. Écrire une lettre ou un texto d’excuse.

 

Mon très cher Alan,

Je suis vraiment désolée de la tournure qu’a prise le réveillon. À aucun moment, je n’ai souhaité te blesser. Je ne pensais pas que mes propos te toucheraient à ce point.

C’est moi, la dinde, de ne pas avoir perçu que mes paroles pouvaient te blesser.

Ton départ a plongé mon cœur dans un vide abyssal, et j’espère recevoir une lettre de toi — ou, mieux encore, que tu acceptes de passer le passage à la nouvelle année en ma compagnie.

Ta petite dinde préférée,

Rose.

 

🖋 Kobo Writing Life – Jour 13 : ériger. Inclure trois formes conjuguées du verbe « ériger » à des temps différents.

 

Des éclats de voix me parvenaient de la pièce attenante. Rose semblait en plein débat émotionnel avec son frère.

— Moi, j’érige des barrières entre nous ! N’importe quoi !

— Parfaitement ! Depuis que tu l’as rencontré, tu as monté des parpaings entre nous. Certainement sans t’en rendre compte. Toujours est-il qu’au fil des jours, tu as érigé un mur entre nous.

Il semblerait que je sois la cause de cette dispute. Comme si j’avais pu prévoir que notre relation naissante érigerait quoi que ce soit entre elle et son jumeau.

 

🖋 Kobo Writing Life – Jour 14 : velours. Rédiger une petite annonce pour la vente d’un bien (objet, maison…).

 

Comment tourner ça… des milliers de souvenirs accaparent mon esprit alors que j’essaie de trouver les bons mots. Rédiger cette annonce me cause bien du tourment. Pas facile de se séparer d’un objet auquel on tient. La première mouture n’est pas engageante :

 « Vends vieille Bergère au velours élimé. »

 J’ai retiré les moutons qui s’accrochaient à ses pieds — la maison de mes grands-parents est restée dans son jus depuis trois mois.

Reprenons :

« Vends Bergère en velours qui a su garder son charme d’antan malgré son demi-siècle de bons et loyaux services. »

Voilà qui est mieux. Je croise les doigts pour qu’elle n’intéresse personne, Alan m’autorisera peut-être à la garder.




Alors, as-tu retrouvé les mots imposés et apprécié la façon dont je me suis approprié les consignes ? Mes personnages t-ont-ils plu ?


Je te donne rendez-vous samedi prochain pour la dernière semaine du challenge.


Très belle journée à toi.

Natacha

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